Dans les prochaines semaines, j’utiliserai Twitter en classe. Pour ce faire, j’ai créé une grille d’évaluation selon les descripteurs fournis dans le PPCS (Programme de premier cycle du secondaire) au PEI (Programme d’éducation internationale). Ces derniers sont le contenu, l’organisation et le style et la langue.

Voici les raisons pour lesquelles l’élève sera amené à utiliser Twitter:

1 – tenir un microjournal de bord sur l’avancement de son travail;

2 – poser une question à ses collègues ou répondre à une question;

3 – partager ses découvertes quant à l’utilisation d’un logiciel;

4 – partager toute chose susceptible d’intéresser la classe (nouvelle intéressante, site web, etc.).

Vous trouverez la grille ci-dessous. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires.

Merci à Sylvain Bérubé pour ses conseils!

Grille Evaluation Twitter David Martel

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Ma collègue de français (Mélanie) m’a présenté une activité intitulée Lettre à mon enseignant. Il s’agit d’un texte que l’élève doit écrire afin de se présenter à son professeur. Qui es-tu? Qu’aimes-tu? Quels sont tes rêves? et Que représente pour toi le passage au secondaire? sont des exemples de questions auxquelles les élèves sont invités à répondre.

Hier, j’ai lu ces lettres. Mon but n’étant pas de les corriger, j’ai simplement écrit quelques commentaires en réaction à leurs propos. Je voulais seulement en savoir plus sur eux. C’est étonnant tout ce que j’ai appris. Sincèrement, jamais je n’aurais cru en apprendre autant. Plusieurs sont nés dans un autre pays, certains ont voyagé sur quatre continents et d’autres aiment s’évader par le biais de la lecture.

Cependant, ce qui m’a le plus surpris est que quelques-uns ont écrit qu’ils trouvaient bien qu’un enseignant s’intéresse à eux, à ce qu’ils pensent, à ce qu’ils veulent devenir. Cela m’a rappelé l’importance de la relation éducative. Ces lettres, à mon avis, peuvent être utiles au développement de cette relation qui se développera au fil des jours. Je sais maintenant des choses sur les élèves que je n’aurais peut-être jamais sues sans cette activité. Ainsi, mes interventions seront dorénavant teintées du contenu de ces écrits.

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La semaine dernière, on m’a demandé de produire un court texte expliquant pourquoi l’iPod touch peut être considéré comme un outil intéressant dans une classe. Je l’ai fait lire à une collègue et cela lui a donné le goût de s’en procurer un… Voici le texte:

DavidMartel_UtilisationPedagogiqueDuiPodEnClasse

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Dans mon dernier billet, je dressais les grandes lignes d’une activité que je voulais faire avec les élèves concernant Wikipédia. Ce matin, alors que je me préparais à présenter le travail aux jeunes, j’ai constaté avec étonnement que le contenu de la page avait été créé… Tout s’est passé hier. Il n’y avait pas eu de modification sur la page depuis le 25 février et voilà qu’hier, quelqu’un l’a fait. Je ne sais pas s’il s’agit du hasard ou si mon billet et les tweets y menant ont donné l’idée à quelqu’un de le faire, mais j’ai dû abandonner mon projet. Cela a été très intéressant, car on a pu discuter (avec les élèves) sur le fait que Wikipédia est un espace collaboratif où les actions individuelles viennent enrichir le contenu à n’importe quel moment. Selon moi, les chances que quelqu’un travaille sur la page étaient minces, mais elles étaient quand même là.

Cet événement montre bien que les éléments qu’on ne peut contrôler dans l’élaboration d’une situation d’apprentissage peuvent nous réserver bien des surprises. Ce n’est pas grave, je ferai autre chose avec les élèves.

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J’entends souvent les gens critiquer Wikipédia, car les élèves y font trop souvent référence, y copient des passages et s’en servent comme unique source d’information dans le cadre de travaux scolaires. À mon avis, ce problème est en partie lié à l’éducation faite aux jeunes.

Cela dit, on entend rarement parler de l’encyclopédie en ligne en tant qu’espace de création et de partage de connaissances. Les élèves sont tout aussi capables de créer du contenu que de le copier.  C’est quand on ne connaît pas un outil (iPod, Wikipédia, 1:1) qu’on le voit négativement et qu’on cherche à l’éviter à tout prix.

Durant les prochains cours, mes élèves feront la page Wikipédia de Zone, la pièce de théâtre de Marcel Dubé. Comme nous travaillons cette pièce, pourquoi ne pas prendre une à deux périodes pour donner une portée plus large aux travaux des élèves? Voici quelques lignes de la démarche que je compte utiliser.

Après avoir présenté Wikipédia aux élèves, ces derniers devront se placer en équipe de trois. Chaque équipe devra travailler sur une partie de la page Wikipédia ou sa «programmation». Deux équipes travailleront sur chacune des parties. Les voici:

A) Présentation générale de l’oeuvre – Personnages – Prix reçus

B) ACTE I

C) ACTE II

D) ACTE III

E) Programmation de la page

Les équipes devront d’abord travailler chacune de leur côté pour produire ce qui est demandé. Ensuite, les 2 équipes ayant le même sujet devront réunir leurs idées afin d’établir un consensus pour le texte final issu du qui sera soumis aux programmeurs du Wiki. Par contre, comme j’ai 2 groupes, chaque section sera faite en double. Je ne sais pas encore quels moyens je prendrai pour choisir les textes qui seront sur le Wiki, mais plusieurs possibilités sont offertes: choix des meilleurs textes pour les enseignants, vote parmi les élèves du groupe, etc.

Une fois la page complétée, nous la laisserons sur le cyberespace où elle pourra être modifiée par tous les internautes de ce monde. Il sera intéressant de suivre les modifications faites par les autres (s’il y en a) afin d’en discuter en classe.

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J’ai encore eu une surprise en survolant les statistiques de consultation de mon ePortfolio. En effet, j’ai découvert qu’on parlait de mon expérience de iPod touch en France sur le site Le manuel numérique. Même si les informations ne sont pas tout à fait exactes, plus on parle de l’intégration des outils technologiques en classe, plus on avance dans la bonne direction.

Pour un nouvel enseignant (il y a un an, je terminais mon bac) je trouve que c’est très encourageant de voir que ce que l’on fait est vu et partagé par d’autres… ailleurs. Je vais en avoir fait du millage sur cette expérimentation…

Ça donne le goût de refaire des expériences malgré la précarité qui m’entoure…

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Dans un numéro spécial de l’École branchée pour le Salon international du livre de Québec, on retrouve quelques lignes sur l’expérimentation que j’ai faite de eClicker (iPod) en classe cet hiver. Vous trouverez le texte ci-dessous. De plus, voici le lien pour consulter l’ensemble du numéro spécial. Fait intéressant, dans la même page, on a interrogé Patrick Giroux (mon directeur de recherche à la maîtrise) au sujet de l’intégration des technologies en classe.

Merci à Martine Rioux d’avoir pensé à moi!

Source: http://www.entrepotnumerique.com/p/817060907

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** Voici un texte présentant les propos de Marc Prensky dans le cadre du colloque Clair 2010. Il a été écrit pour l’Infobourg en collaboration avec Sylvain Bérubé.

Clair – Dans le cadre de la non-conférence (ou BarCamp) Clair 2010 : Pour voir l’éducation autrement – qui se déroulait les 28, 29 et 30 janvier 2010, près de 200 intervenants du monde de l’éducation ont pu entendre Marc Prensky, l’homme qui a inventé et popularisé les termes digital native (natif du numérique) et digital immigrant (immigrant du numérique).

Présenté par Mario Asselin, c’est avec une conférence intitulée « Engagez-moi ou Enragez-moi (Plus ça change, plus c’est différent) » que Mark Prensky a énoncé ses idées pendant plus d’une heure trente à une foule plus qu’attentive.

Il a d’abord exposé ses points de vue pour ensuite interagir avec six jeunes duC@HM (Centre d’Apprentissages du Haut-Madawaska), où se déroulait l’événement. Voici donc l’essentiel des propos de Marc Prensky, recueillis et « gazouillés » par Sylvain Bérubé et David Martel.

M. Prensky, dans un français impeccable, a d’abord parlé des changements technologiques qui se produisent à un rythme particulièrement rapide et dont nous n’avons aucune idée de jusqu’où ils peuvent nous mener. À vrai dire, les technologies changent et évoluent tellement rapidement que, pendant leur vie, les jeunes verront les technologies devenir 1 000 000 000 000 (1000 milliards) fois plus puissantes !

Si les jeunes suivent, les enseignants peinent à se tenir à jour. Ils doivent donc accepter d’apprendre en même temps que ces jeunes natifs, où même apprendre d’eux, plutôt que de sombrer dans une espèce de peur, même si celle-ci est normale au départ.

En effet, devant les changements, la plupart des gens vont vers l’avenir en regardant vers l’arrière, vers ce passé sécurisant auquel nous sommes fortement tentés de nous accrocher. Ce « pied dans le passé » que conserve souvent l’immigrant du numérique lui confère un accent lorsqu’il intervient auprès des natifs.

En fait, il en a toujours été ainsi. L’homo sapiens a toujours développé des outils dont on ne peut plus se passer. L’ordinateur portable actuel peut parfois devenir chez certains une sorte de prolongement du cerveau. On combine cerveau et machines dans un mélange sans cesse renouvelé où on unit ce que fait bien le cerveau et ce que font bien les machines: Prensky appelle cela la sagesse « digitale » (numérique).

Pour illustrer le renouvellement des technologies, Prensky utilise les notions de verbe et de nom. Les premiers représentent les actions effectuées par un individu (communiquer, collaborer, écrire, etc.) alors que les seconds désignent les moyens utilisés pour y parvenir (lettre, courriel, télécopie, etc.). Les verbes sont à la base de l’instruction, mais les outils changent.

Les jeunes devraient utiliser les noms les plus à jour pour apprendre. Par exemple, l’action de communiquer avec quelqu’un (le verbe) est restée la même, alors que les noms se sont succédé au fil du temps (le télégramme, la télécopie, le courriel, le SMS, etc.) Et, en 2010, ce sont vers ces nouveaux noms que nous devons nous tourner. On apprend, on communique, mais avec de nouveaux moyens sans cesse en évolution.

Prensky mentionne qu’étant donné que les noms changent trop rapidement, il ne faut pas surinvestir dans un outil, car le changement est devenu trop rapide. Aujourd’hui, nous avons Twitter; demain, nous aurons autre chose.

Il faut donc demeurer très flexible afin de nous adapter aux changements et aux nouveaux noms. Cette réflexion s’est poursuivie lors d’un atelier le lendemain: on ne doit pas resté collé sur le T des TIC, mais se rendre jusqu’au C de la Communication ou, comme quelqu’un d’autre l’a souligné, jusqu’au A des Apprentissages.

Un autre élément primordial, selon Prensky : les jeunes devraient avoir l’occasion d’apprendre la programmation informatique. Ils doivent programmer s’ils veulent créer, car créer dans un futur proche supposera une maitrise d’une forme de programmation ou d’une autre. Le chercheur fait un parallèle intéressant en disant que les programmeurs d’aujourd’hui sont en quelque sorte les scribes d’autrefois.

Il pose également quelques questions portant à réflexion: ne devrions-nous pas apprendre aux jeunes comment programmer pour créer? Faut-il encore apprendre l’écriture manuscrite? Faut-il former les jeunes pour demain ou affronter nos peurs afin de les former pour le reste de leur vie?

La peur des technologies, ressentie au départ par plusieurs immigrants du numérique, doit donc se transformer. Après tout, nous sommes face à des outils, des moyens, mais il nous faut les maitriser, apprendre à les utliser, etc. Et apprendre, réaliser, communiquer, etc.

Il y a quatre stades d’apprentissage des technologies:
1 – cacher ou nier;
2 – paniquer ou avoir peur;
3 – accepter;
4 – être confortable;
mais, selon Prensky, il faut aller plus loin:
5 – puissance !

Voilà comment Prensky a terminé son allocution avant d’échanger avec six jeunes qui ont bravé les conditions météorologiques difficiles afin d’être présents à cette journée pour montrer comment ils se servent de la technologie, non comme une fin, mais comme un moyen, un outil.

Il est aussi à noter que Mario Asselin et Roberto Gauvin, directeur du C@HM, ont pu s’entretenir avec Marc Prensky, l’avant-midi suivant sa conférence. Mario en donne un compte rendu ici.

Par Sylvain Bérubé et David Martel, collaboration spéciale

NDLR: MM. Bérubé et Martel sont tous les deux enseignants à la Commission scolaire des Découveurs. Je tiens à les remercier pour leur collaboration spéciale.


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