Expérience vécue
Ce matin, alors que j’écrivais mon plan de cours au tableau, un élève me dit: « Monsieur, j’ai tapé votre non sur Google hier soir et je suis arrivé sur votre site.»
J’ai trouvé cela vraiment intéressant! C’est un exemple démontrant qu’Internet ne sert plus seulement à trouver des informations sur les objets, les phénomènes, les espèces, les personnages connus, etc.
On peut désormais obtenir des informations sur les gens qui nous entourent, aussi ordinaires sont-ils. Informations diffusées intentionnellement ou non, elles sont maintenant à la portée de tous.
On peut facilement faire des liens avec ce qui se dit actuellement sur différents blogues au sujet de l’identité numérique et la diffusion des informations personnelles (Mario tout de Go, Pédagotic).
Échanges à suivre!
Et moi?
En ce qui concerne mon bloguefolio, j’ai fait le test sur Google. Pour David Martel, mon blogue arrive au sixième résultat. Pour bloguefolio, mon site arrive au PREMIER RANG.
À l’école, les enseignants de français de l’unité trois (au nombre de 6 si je fais partie du calcul) possèdent presque tous un ordinateur portable. Une n’en possède pas, mais on lui pardonnera volontiers, car elle a un TBI dans sa classe.
Nous vivons en ce moment une réalité provenant de l’apparition des TIC dans des écoles: le manque de prises électriques. En effet, les bureaux étant disposés en îlots, il n’est pas rare de se trouver loin d’un mur, donc loin d’une source d’alimentation.
Même ceux n’ayant pas de portable sont affectés par ce manque. Quand ce n’est pas par un ordinateur, la seule prise libre dans tout le local est toujours occupée par un appareil cellulaire de l’un ou l’autre des enseignants.
On pourrait utiliser les classiques «rallonges» de couleur orange, mais évitons de faire «en broche à foin» quelque chose qui est dû pour rester en permanence dans notre «salle des profs». C’est à suivre; des réquisitions ont été faites pour régler ce problème.
Scridb filterOn nous a appris à toujours avoir un plan B. J’ai toujours un plan B. Or, cette semaine, j’ai dû trouver un plan C. J’explique:
J’ai réservé (avant la relâche) des périodes au laboratoire informatique pour que les jeunes cherchent des informations sur leur sujet pour le projet.
Lundi (9 mars), alors que nous étions en rencontre d’unité, le directeur de l’école vient avertir ceux ayant des périodes de prévues au laboratoire qu’il serait non disponible pour trois jours (mardi, mercredi, jeudi).
La raison: il sera rénové, car il se trouve en mauvais état. Comme je suis averti, j’applique mon plan B: réserver d’autres périodes vendredi (13 mars) et au début de la semaine prochaine (16 et 17 mars). C’est bien qu’on nous ait avertis.
Vendredi matin, je vais m’informer des procédures à suivre pour aller dans le laboratoire. On m’informe alors qu’il sera en réparation pour 15 jours supplémentaires… J’ai dû trouver un plan C à la dernière minute.
Je n’ai pas protesté; je me suis arrangé, mais compte tenu des circonstances et du temps qui passe, ce plan n’équivaut pas le plan B, encore moins le plan A… Je vais tout faire en sorte pour développer les compétences au maximum.
Scridb filterHier soir avait lieu la première rencontre de parents dans ma future carrière d’enseignant. J’ai été étonné de voir à quel point certains parents étaient ouverts à diverses solutions pour régler le ou les problèmes de leur enfant.
Plusieurs ont manifesté une ouverture pour que leur jeune s’inscrive à des périodes de récupération avant les heures de classe, sans pour autant les forcer a y assister. En effet, ce n’est pas en forçant un élève démotivé à venir à l’école une heure plus tôt par jour qu’il réussira mieux.
Pour les élèves qui veulent, on a même vu une mère prête à changer son horaire de travail afin de venir reconduire son enfant à temps pour la période de récupération. C’est peut-être un cas exceptionnel, mais tout de même. D’ailleurs, j’ai presque été touché par cette dame qui avait vraiment à coeur la réussite de son enfant (en échec) et qui est entrée dans la classe découragée pour en ressortir encouragée avec les quelques solutions qu’on lui a proposées.
Pour ceux qui ne peuvent pas venir à la récupération pour diverses raisons, j’ai proposé de regarder avec les élèves en question la possibilité de leur donner de petits ateliers complémentaires. Je l’ai fait à trois reprises quand je voyais que le parent semblait collaboratif et voulait que son enfant s’améliore.
J’ai même demandé le courriel à une mère pour lui envoyer des liens intéressants, car elle a déclaré qu’elle aidait son jeune à la maison. Lui offrir plus de ressources serait certainement un avantage. En ce qui concerne le jeune « qui est toujours en avant de son ordinateur », je lui proposerai des ressources en ligne et interactives qu’il pourra consulter et utiliser pour améliorer quelques points de grammaire.
Bref, j’ai bon espoir que ces élèves bien encadrés par leur enseignant et appuyés par leurs parents réussissent leur cours de français. D’après tout, je crois fortement en l’équation moi + mon prof + mes parents = ma réussite. D’ailleurs, je n’ai pas hésité à remercier tous les parents qui sont venus pour leur collaboration et leur désir de voir leur enfant réussir.
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