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Depuis les dernières semaines, je planifie donc des activités afin que les jeunes puissent utiliser la technologie au maximum. Cependant, je dois m’assurer de voir tout le contenu au programme afin que les élèves soient prêts pour les évaluations de décembre. L’ensemble des activités prend place dans un projet intitulé La vie secrète d’un Rochebellois ordinaire dans lequel l’élève deviendra un super-héros. Dans cette séquence d’apprentissage et d’évaluation, l’élève sera amené à:
- écrire un texte descriptif de 250 à 300 mots [individuel];
- écrire un texte narratif de 300 à 350 mots [en équipe];
- créer une bande dessinée (texte narratif) de sept à huit planches [en équipe];
- écrire de courts textes de 140 caractères ou moins (Twitter) [individuel];
- produire un balado vidéo sur le processus de création et de transposition.
Je me servirai de mon blogue afin de vous faire part de cette expérimentation, d’exposer mes commentaires et surtout CEUX des élèves. Je publierai différents billets, mais le tout sera conservé dans la page Programme d’apprentissage numérique de mon blogue afin qu’il me reste quelque chose de cette expérimentation.
Je publierai bientôt les différents documents utilisés dans le cadre de cette SAE dont la planification de l’enseignant, le document de l’élève et les différentes grilles d’évaluation. D’ailleurs, celle sur Twitter a déjà été publiée la semaine dernière.
Scridb filterLa semaine dernière, on m’a demandé de produire un court texte expliquant pourquoi l’iPod touch peut être considéré comme un outil intéressant dans une classe. Je l’ai fait lire à une collègue et cela lui a donné le goût de s’en procurer un… Voici le texte:
Scridb filterJ’ai encore eu une surprise en survolant les statistiques de consultation de mon ePortfolio. En effet, j’ai découvert qu’on parlait de mon expérience de iPod touch en France sur le site Le manuel numérique. Même si les informations ne sont pas tout à fait exactes, plus on parle de l’intégration des outils technologiques en classe, plus on avance dans la bonne direction.
Pour un nouvel enseignant (il y a un an, je terminais mon bac) je trouve que c’est très encourageant de voir que ce que l’on fait est vu et partagé par d’autres… ailleurs. Je vais en avoir fait du millage sur cette expérimentation…
Ça donne le goût de refaire des expériences malgré la précarité qui m’entoure…
Scridb filterDans un numéro spécial de l’École branchée pour le Salon international du livre de Québec, on retrouve quelques lignes sur l’expérimentation que j’ai faite de eClicker (iPod) en classe cet hiver. Vous trouverez le texte ci-dessous. De plus, voici le lien pour consulter l’ensemble du numéro spécial. Fait intéressant, dans la même page, on a interrogé Patrick Giroux (mon directeur de recherche à la maîtrise) au sujet de l’intégration des technologies en classe.
Merci à Martine Rioux d’avoir pensé à moi!
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Hier, j’ai testé en classe avec un groupe (français secondaire 2 – PEI) l’application pour iPhone et iPod touch eClicker. Merci aux élèves qui ont bien voulu apporter leur appareil en classe et l’utiliser dans un but pédagogique! Voici en quelques lignes ma démarche et mes impressions.
*Notez que d’autres images de la version «client» seront disponibles lorsque je ferai un autre test avec un second groupe.*
L’application
Découverte il y a une dizaine de jours sur ce site listé dans un gazouillis (dont je ne me souviens plus l’auteur), eClicker est une application (seulement en anglais… pour l’instant?) permettant aux enseignants de questionner les élèves par le biais de leur iPod touch ou de leur iPhone. Les élèves ont une application (eClicker client) gratuite, alors que l’enseignant doit se doter de celle «host» à 25,00$ pour pouvoir envoyer les questions aux élèves. Fait devant être raconté: la semaine dernière, un élève m’a demandé si j’avais réellement payé un tel montant pour une application. Son raisonnement était simple: avec un appareil «jaikbreaké» (ce qui n’est pas mon cas), toutes les applications peuvent être téléchargées gratuitement. Dans ce cas-ci, pourquoi payer? Je lui ai répondu que je croyais beaucoup au potentiel pédagogique de ces appareils et que si on voulait qu’ils développent d’autres applications comme eClicker, on devait les encourager en achetant leurs applications. Il m’a répondu que ce n’était «pas fou» comme raisonnement…
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La préparation
J’avais d’abord sondé les élèves durant les derniers jours afin de savoir combien d’entre eux possédaient un appareil. En moyenne, on en retrouve une dizaine par classe. Comme les groupes sont de 30 à 32 élèves, ils peuvent se placer en équipe de trois et voir ce qui est affiché sur les écrans sans problème. Ensuite, pour avoir une banque de questions, je leur ai demandé d’en composer plusieurs (à choix de réponses) sur la langue française. Voici deux exemples de question:
- Le GN est au non alors que le GAdj est à _________ ? a) L’adjectif; b) Le verbe; c) L’adverbe; d) La préposition.
- Dans ces mots, trouvez l’intrus: a) Manger; b) Faire; c) Attraper; d) Trouver.
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La programmation
Même si un logiciel serait le bienvenu pour la saisie des questions et des réponses, cela se fait aisément. En effet, on passe d’un champ à un autre (questions – réponses) sans délai (on a déjà vu des applications plus lentes) et tout se passe sur la même page (entrée des questions et de réponses, sélection de la bonne réponse, temps alloué à la question, etc). Il est même possible d’ajouter une image en lien avec la question.
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Le réseau et la mise en route
Il y a bel et bien un réseau sans fil à l’école, mais ce dernier n’est disponible que pour les enseignants (utilisateur et mot de passe nécessaires). J’ai donc créé un réseau sans fil avec mon MacBook (AirPort) pour le déroulement de l’activité. En l’espace de quelques secondes, tous les élèves avaient connecté leur appareil. Ils ont ensuite ouvert l’application et entrés leur prénom et ceux de leurs coéquipiers. Ce processus de connexion et de mise en réseau avec l’appareil « host » a pris environ 3 minutes.
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L’activité
L’activité s’est très bien déroulée. Tous les élèves participaient et je n’ai jamais vu personne répondre à des questions de français avec autant d’enthousiasme. 11 iPod touch étaient connectés par le biais d’AirPort à mon iPhone. C’est avec ce dernier que je contrôlais les questions et que je pouvais suivre la progression des élèves. Ils avaient 15 secondes pour répondre à chaque question. Entre ces dernières, une pause de 10 secondes permettait de voir la bonne réponse un graphique présentait combien de fois chaque réponse avait été choisie. Les participants pouvaient également voir le rang de leur équipe ce qui a engendré beaucoup de compétitivité.
Il n’y a pas eu de problème de réseau ni d’application… Une chance que c’est Apple, car avec Microsoft, on serait encore en train de mettre le tout en réseau. Il y a cependant eu certains délais plus longs que prévu, mais selon ce que j’ai pu constater, le système attendait plus longtemps, car certains appareils n’étaient pas prêts à passer à la prochaine question. Une seule équipe a abandonné: le iPod a manqué de batterie.
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Après l’activité / impressions
Une fois l’activité terminée, il est possible d’avoir un compte-rendu sous forme de document texte afin de savoir qui a répondu (ou n’a pas répondu) correctement ou non à une question. Dans le cas où chaque élève aurait son appareil et que les questions porteraient sur la matière vue précédemment, ce serait très utile afin de savoir qui maîtrise ou ne maîtrise pas les notions.
De mon côté, je trouve que ce test a été très concluant. Tous les appareils se sont connectés au réseau (MacBook) et il n’y a pas eu de problème. C’était vraiment intéressant de voir la compétitivité entre les équipes (quelle sera la meilleure?) et je crois que les élèves ont pu voir que leur iPod pouvait être utilisé autrement que pour jouer ou écouter de la musique. Cependant, je ne sais pas si je répéterai l’expérience bientôt. Même s’ils sont en équipe, 2 élèves sur 3 n’ont pas de iPod touch… Je pense à eux et je me dis que si j’avais 13 ans, je n’aimerais peut-être pas qu’un outil que je ne possède pas soit utilisé dans la classe de français…
Scridb filterDans un monde utopique, chaque élève aurait son IPod Touch bourré d’applications pédagogiques que le jeune pourrait utiliser à sa guise.
Parmi ces applications, on trouverait Antidote Mobile. Ainsi, plus de dictionnaires à couverture refaite en rouge (ou en bleu) et aux phrases du genre «Un dictionnaire c’est trop lourd pis chercher c’est long!»
Quelques glissements de doigts suffisent à afficher définitions, locutions, synonymes, cooccurrences, analogies, citations, anagrammes et bien d’autres.
D’autres amènent orthographe, lexique, grammaire, syntaxe, ponctuation, style, rédaction, typographie, rectifications et quelques points de langue.
Oui c’est dispendieux, oui c’est distrayant, oui ça amène une multitude d’autres choses plus ou moins pédagogiques, mais les élèves consulteraient le dictionnaire plus souvent.
Oui Antidote n’est pas le Robert, oui le IPod fonctionne avec une pile, oui les lecteurs MP3 ne sont pas admis en classe, mais un jour, nous seront inévitablement rendus à ce point.
Je pense réellement que dans quelques années, ce sera ainsi. Si ce ne l’est pas, je crois qu’il faudra se poser des questions côté intégration des technologies dans nos écoles.
Pendant que nous rêvons, d’autres pays beaucoup moins développés que le Québec équipent leurs élèves de portables à 200$ connectés à Internet. Entre eux et nous, qui a le plus de chances de dominer l’économie du savoir vous pensez?
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